LA PROTECTION DES DONNEES PERSONNELLES AU CAMEROUN

Le pourcentage de la population ayant accès au NTIC au Cameroun est passé entre 2003 et 2017, de 30 à 89 % selon l’agence nationale de Régulation des Télécommunications (ART) ceci s’explique par la place désormais centrale qu’occupe les NTIC dans le paysage de la communication au Cameroun, tant et si bien que le pays a fait de l’économie numérique une des priorités de sa stratégie de développement.

Dans le même ordre d’idée la crise sanitaire mondiale Covid19 connue en 2020 a contribué à son tour à une accélération exponentielle des transactions (commerciales, financières, administratives etc.) nécessitant désormais l’utilisation des plateformes dématérialisées et obligeant les consommateurs à mettre à la disposition des marchands et administrations des données dites à caractère personnel.

Dans un tel contexte, les « données à caractère personnel » sont entendues comme étant « toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable (dénommée « personne concernée »).

Est réputée être une « personne physique identifiable » une personne physique qui peut être identifiée, directement ou indirectement, notamment par référence à un identifiant, tel qu’un nom, un numéro d’identification, des données de localisation, un identifiant en ligne, ou à un ou plusieurs éléments spécifiques propres à son identité physique, physiologique, génétique, psychique, économique, culturelle ou sociale.”

Les exigences de transformation digitale et le développement des produits et services électroniques (plus innovants et plus personnalisés) accroissent le volume des données échangées au niveau mondial. Aussi, se pose la problématique de la collecte, du traitement, et de la sécurité des données à caractère personnel.

Dans de nombreux Etats, les gouvernements au niveau régional ou national ont pris des mesures pour protéger les données à caractère personnel et palier aux risques que sont notamment :
-l’e-réputation (ce qui se trouve sur Internet ne disparait pas, cybercriminalité, etc.) ;
-l’e-consentement (consentement pour la collecte et l’utilisation des données à caractère personnel) ;
– l’atteinte aux droits de la personne humaine (atteinte au droit à la vie privée, au droit à l’image etc.).

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